• Déclaration coordonnée
  • 21.07.2026

    « Cela ne m’arrivera jamais » – ou les cinq mots « les plus chers » sur les routes lettones ?

    Le débat « Assurance – la sécurité personnelle peut-elle être rendue obligatoire ? » s'est tenu lors du récent festival de conférences « Lampa ». Les participants ont également abordé le sujet de « l'optimisme démesuré en matière d'assurance responsabilité civile automobile » – ou pourquoi certaines personnes persistent à croire que « cela ne m'arrivera jamais ». Il semblerait que ce soit l'une des expressions les plus coûteuses sur les routes lettones.

    En réalité, nous nous assurons tous quotidiennement contre les événements imprévus. Nous assurons notre maison même si nous ne prévoyons pas d'incendie. Nous prenons une assurance voyage même si nous ne prévoyons pas de rater notre avion ou de tomber malade en vacances. Pourtant, dès qu'il s'agit d'assurance obligatoire, certains conducteurs adoptent une tout autre logique : « Je conduis prudemment », « De toute façon, il ne m'arrivera rien », « Je peux me passer du contrôle technique encore quelques jours ». En réalité, il ne s'agit ni de courage ni de confiance en ses capacités. C'est une illusion.

    En psychologie, ce phénomène est appelé biais d'optimisme Ou encore un optimisme irréaliste. Plus de 1 000 études montrent qu’environ 70 à 80 % des gens ont tendance à croire que les malheurs arrivent plus souvent aux autres qu’à eux-mêmes. Autrement dit, nous savons tous que les accidents de la route existent, mais inconsciemment, nous sommes persuadés que ces statistiques concernent surtout notre voisin. Malheureusement, c’est sur la route que ce raisonnement peut s’avérer le plus coûteux.

    En 2025, 233 accidents de la route ont été causés par des véhicules non assurés. Au total, 37 609 accidents ont été enregistrés en Lettonie l'année dernière ; les véhicules sans assurance responsabilité civile automobile (MTPL) ont donc été responsables de 0,62 % de tous les accidents. On pourrait dire : « Seulement six dixièmes de pour cent. Si peu ! » Pourtant, derrière chacun de ces 233 accidents se cache une personne qui, jusqu'à cet instant, était persuadée d'être à l'abri.

    LTAB Les données recueillies montrent qu'en moyenne, chaque propriétaire de voiture est impliqué dans un accident de la route une fois tous les 11 ans. Les propriétaires de camions, quant à eux, sont impliqués dans un accident de la route une fois tous les six ans.

    Un problème similaire existe ailleurs en Europe. Par exemple, au Royaume-Uni. Bureau des assureurs automobiles On estime à plus de 300 000 le nombre de véhicules non assurés qui circulent encore sur les routes. Les dommages qu'ils engendrent sont finalement couverts par les conducteurs honnêtes grâce à des primes d'assurance plus élevées. En revanche, en Allemagne et dans les pays scandinaves, la proportion de véhicules non assurés est nettement inférieure. Dans ces pays, l'assurance responsabilité civile automobile n'est pas perçue comme une dépense obligatoire désagréable, mais comme une obligation légale envers les autres usagers de la route.

    C’est là que réside la principale différence. Certains conducteurs lettons perçoivent encore l’assurance responsabilité civile automobile comme une dépense supplémentaire inutile qu’ils peuvent éviter. Or, cette assurance n’est pas un investissement pour leur véhicule. C’est une garantie qu’une erreur malheureuse ne se transformera pas en malheur pour autrui et en désastre financier.

    Ceux qui ont vécu les années 1990 se souviennent de la blague sur le « chasseur de voitures » qui percutait une Mercedes par l'arrière à un feu rouge. À l'époque, ce genre de situation ne se réglait pas par la police, mais par la force brute, et nombre de ces « chasseurs de voitures » devaient vendre leur maison, l'héritage de leur grand-mère et d'autres biens précieux pour compenser les pertes imaginaires du propriétaire de la Mercedes et s'en sortir avec des fractures.

    Combien de ces « optimistes infondés » seraient aujourd'hui prêts à vivre selon les règles et réglementations des années 90 ? Combien de ceux qui « pensent qu'il ne leur arrivera rien » seraient prêts à débourser plus de cent mille euros, soit le montant le plus élevé d'indemnisation actuellement enregistré pour un accident causé par un véhicule non assuré en Lettonie, au titre de l'assurance responsabilité civile ? 

    Malheureusement, certains persistent à croire que « tant qu'il ne se passe rien, il n'y a pas de problème ». C'est comme refuser de porter un gilet de sauvetage sur un bateau sous prétexte qu'il n'était pas nécessaire lors des sorties précédentes. Bien des choses paraissent superflues jusqu'à ce qu'elles deviennent indispensables pour se sauver.

    L'OCTA est un investissement pour la sécurité de tous. Car sur la route, nous ne sommes jamais seuls. Chaque jour, nous confions notre sécurité à des inconnus : ceux qui conduisent en sens inverse, ceux qui nous dépassent, ceux qui sont arrêtés à côté de nous au feu rouge. Et eux aussi nous font confiance. Cette confiance mutuelle est bien plus précieuse que les quelques dizaines d'euros que certains espèrent économiser en n'achetant pas l'OCTA. La question essentielle n'est donc pas : « Combien coûte l'OCTA ? » La question essentielle est : « Combien coûte la certitude que cela ne m'arrivera jamais ? »

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